Bracieux

                 Bracieux : Inventaire des commerçants et des artisans en 1931 et en 2011

C’est un petit livre, agrémenté de nombreuses photos, qui nous invite à nous replonger dans le passé de notre village. Mme Christiane Chalon et M Guy Doireau lors de discussions se sont remémorés tous les commerces et artisans qui faisaient vivre notre bourg, très actif à cette époque. Ils avaient 10 ans et se souviennent….SAM_4981

Ainsi au fil de ce livret nous arpentons les rues et places de Bracieux pour découvrir des métiers disparus et quelques noms de « figures locales » ainsi que des anecdotes .

Un inventaire sans prétention mais qui se lit avec plaisir pour découvrir un peu de l’âme de Bracieux et ce qu’était la vie du village, célèbre pour ses foires et marchés, en 1931. Un parallèle a été fait entre les adresses de 1931 et 2011. Certaines boutiques actuelles n’ont pas changé d’enseigne et même de nom parfois. Bien sûr plus de vanniers, rouliers ou de rétameurs dans nos rues.

Il y a un brin de nostalgie dans ces lignes…A découvrir pour le plaisir de se souvenir et pour les autres une jolie plongée dans le passé. A lire avec les enfants également pour leur montrer un autre visage de Bracieux et appréhender les métiers d’une autre époque.

– livret en vente au prix de 8 €.

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le dos du livre

le dos du livre : cliquez pour agrandir les photos

La petite Borde

La petite Borde c’est une histoire racontée par Emmanuelle Guattari, c’est aussi une histoire de « chez nous »- Tout près de Cour-Cheverny, dans les années 60, une clinique psychiatrique La Borde, installée dans un château, entouré d’ un grand parc sans mur, intriguait les gens du coin. L’auteur a grandi là avec une bande de gamins, parmi les « fous ». Elle raconte par petites touches des moments d’enfance, les jeux avec son frère, les balades dans les étangs, les bêtises, les malades, la disparition de sa mère et les convictions de son père…Une enfance en liberté, ponctuée d’anecdotes et de moments plus graves. Par petites touches, en courts chapitres Emmanuelle Guattari dévoile un peu de son histoire. Et on regrette  de ne pas en savoir un peu plus. Un livre que l’on lit avec plaisir, pudique et lumineux.

Extrait :

C’était souvent la Chauffe qui nous emmenait à l’école. C’est-à-dire, un pensionnaire, dans une des 2 CV Citroën de La Borde.

On retrouvait la voiture et son chauffeur devant le Château.

Nous nous entassions à l’arrière, les petits sur les genoux des aînés, collant nos bouches, nos mains au tube froid de la banquette du siège avant.

Longtemps, ce fut Alexandre. Il roulait très, très lentement. Nous restions assez silencieux.

Nous regardions le compteur ; quand on atteignait le vingt à l’heure, il levait le pied de l’accélérateur ; je ne crois pas qu’il passait la seconde vitesse ; c’était un voyage doucereux dans le hululement assourdissant du moteur, le long des champs de vignes et les petits bois. On s’ennuyait un peu, surtout dans la côte. Mais nous n’arrivions jamais en retard. L’événement, c’était qu’il lâchait tout le temps le volant pour se gratter la paume d’une main avec l’autre ; et nous on essayait de compter à quel intervalle.

Il était très gentil avec nous. Il y avait d’autres pensionnaires plus ombrageux, et là on se tenait vraiment tranquilles.