JE M’APPELLE LEON Kit de Waal

Je m'appelle Leon     Je m’appelle Léon     Kit de Waal     #MRL16Afficher l'image d'origine

Traduit de l’anglais par Isabelle Chapman      Kero     juin 2016      348 pages

Léon, 9 ans,  vient d’avoir un petit frère.Nous rencontrons la famille – ils sont 3 seulement – à la maternité.  Léon est métis, et sans père… Jake, le nouveau-né est blanc, là aussi le père se  défile. Échec total pour Carol qui s’enfonce dans une déprime dévastatrice.

Très vite, Léon qui gérait un peu tout dans la maison, et surtout le bébé, se retrouve en famille d’accueil. Avec Jake. Coup de chance il est chez Maureen qui est vieille et plutôt sympa. Et voilà l’histoire de Léon, enfant placé. Mais la vie n’est pas facile lorsque l’on est métis, sans famille et que cette vie nous met des bâtons dans les roues.

Une galerie de personnages intéressants donnent du rythme à cette histoire, on ne peut qu’aimer Maureen et sa sœur qui prend le relais. Et puis il y a les gens des services sociaux, pas toujours à la hauteur. Mais l’existence est décidément bien compliquée pour cet enfant, courageux, colérique – un peu- et chapardeur. Sa rencontre avec un vélo, et un homme qui cultive son jardin changeront la vie de ce petit garçon opiniâtre. Lui qui n’a un désir, vivre avec Jake dont il s’est occupé et qui a besoin de lui. Mensonge des adultes et désespoir d’un enfant à qui on arrache le petit frère – adoptable car blanc et tout petit. Il faut savoir encaisser lorsque l’on n’est pas tombé du bon côté et la colère et le désespoir ne sont jamais très loin.

Un livre que l’on dévore rapidement. L’écriture est simple, il y a quelques longueurs mais on ne peut que s’attacher à ce garçon écorché vif et courageux. ça cogne fort dans cette histoire, touchante mais jamais larmoyante. On s’amuse des dialogues, on sourit même si le sujet ne prête pas à rire.

Léon nous raconte sa vie bouleversée, la voix des adultes s’en mêle. Une plongée dans l’Angleterre des années 80 qui nous raconte des vies cabossées et des destins piétinés.

Un premier roman intéressant qui devrait plaire aux lecteurs de la bibliothèque.

Le petit plus : l’originalité des titres des chapitres, un dessin qui les résume et à chaque page une silhouette sur un vélo. Pédaler pour fuir le quotidien?

Livre reçu dans la cadre des « Matchs de la Rentrée Littéraire » . Merci à Priceminister.

 

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