Yasmine Ghata

couverture    J’ai longtemps eu peur de la nuit     Robert Laffont  08/2016   155 pages

Choisi pour sa couverture, plus que pour son résumé que j’ai à peine regardé, ce livre m’ a surpris par son sujet et la façon dont il a été traité. Suzanne, écrivain, anime un atelier d’écriture pour tenter de réconcilier les élèves avec la langue française. Sa démarche est originale par sa façon de faire. Elle ne sait pas encore, ni le lecteur dans quelles histoires l’entraîneront cet atelier.

Celle d’Arsène tout d’abord, enfant tutsi qui n’écrira pas pendant les scéances mais racontera peu à peu à Suzanne l’histoire de sa fuite du Rwanda, accroché à cette valise qui est une partie de lui…Et puis une esquisse de celle de Suzanne qui est à la recherche d’un père « disparu » brutalement .

Roman dont les chapitres se font échos, de façon assez étonnante puisque le drame de Suzanne n’est en rien comparable avec celui du jeune garçon, Arsène raconte dans une écriture en italique sa vie avant, pendant sa fuite et celle de son arrivée dans ce pays « Ton seul souvenir d’après, c’est le froid »

L’écriture est plus distancié, l’horreur tout aussi prégnante. Une autre façon de parler du Rwanda du déracinement et de l’identité. Un texte fort malgré tout qui nous replonge dans le calvaire de ces enfants victimes.

Yasmine Ghata, née en France est la fille de l’auteure d’origine libanaise Vénus Khoury-Ghata.   

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