Mathieu Simonet

Afficher l'image d'origine   Il est venu dans le Loir-et-Cher en avril lors du festival numérique Vagabondage(s) – organisé par la DLP – pour un projet d’écriture collective « Le kilomètre carré »  dans lequel chaque habitant pouvait se retrouver en postant un texte, une photo, et même un dessin,  sur un lieu du département. Il y a fait des rencontres et a participé avec enthousiasme et gentillesse à ces échanges. Si vous n’avez pas encore découvert ses livres ils sont à la bibliothèque.

Mathieu Simonet est né en 1972. Il est avocat et auteur. Et il aime faire écrire les autres aussi, enfants et adultes.

http://www.mathieusimonet.com/

La maternité  Seuil    2012    192 pages  

« Que je meure dans quinze jours ou dans six mois, ça vous fera autant de peine. À moins de tous vous trucider, je ne vois pas comment vous empêcher d’être tristes. »

Quel titre étrange pour un livre qui raconte la maladie et la mort de la mère. L’auteur se raconte dans ce roman, qui n’en est visiblement pas un.
La maternité précède de quelques années Barbe roseMathieu Simonet reparle de sa famille et dresse le portrait de son père. J’aurais dû commencer par Barbe rose, il me manquait quelques clés pour comprendre cette famille mais ce n’est pas très important.
Roman coup de poing j’ai aimé découvrir l’écriture de cet auteur qui se raconte avec une franchise étonnante.

 » Maman :  »     Je suis allée sur ton site pour penser à autre chose.C’est la première fois que j’allais sur ton blog. je suis restée quatre heures » Elle me parle de mélancolie et de douceur. Je passe par toutes les couleurs. Elle me dit :
 » Non. rien ne m’a choquée.
– Je parle de ton intimité. De celle de papa.
– Non, ce n’est pas notre intimité. C’est la vérité brute.  »

C’est un livre terrible sur la maladie de cette mère qui continuera à fumer et arrêtera tous les traitements pour mourir avec ses cheveux et ses ongles comme elle le dit. En parallèle l’auteur a interrogé des professionnels autour de la fin de la vie. Il leur donne la parole par bribes, ne voulant pas faire un documentaire sur la fin de vie, dans ce texte poignant et douloureux.
Le roman commence en 1994 lorsque la mère décide de partir pour soigner son alcoolisme.
Ensuite ce sont des échanges verbaux, des mails, la présence épisodique du père, la maladie et ses ravages. C’est un livre qui semble fait de collages. Avec de courts paragraphes qui paraissent s’intercaler.
L’image de la mère est surprenante, personnage à part entière on ne peut avoir que de l’admiration pour cette femme qui fait appel à ses souvenirs pour dire sa vie peu banale. Elle dont la mort approche….

Les pages sur l’agonie de sa mère sont difficiles à lire, je n’ai pas aimé cette partie car le lecteur n’est pas épargné par les détails terribles d’une déchéance implacable.
Mais j’ai aimé découvrir ce livre que j’ai vraiment trouvé superbe, Mathieu écrit avec simplicité mais son écriture est puissante.
Si vous ne craignez pas d’être bousculé je vous conseille de lire cet auteur qui n’est pas  » grand public », malgré le sujet douloureux. Un roman (autofiction) courageux et sincère. Terriblement bouleversant.

   Barbe rose   Seuil  2016  190 pages.

 » J’ai aimé passionnément mon père. »

Le psychiatre a levé la tête.

 » Je suis heureux de vous l’entendre dire ! »

Mathieu Simonet dans ce roman ( récit, texte..)  raconte son père. Lui qui s’est rêvé écrivain mais n’a jamais publié. Comme dans son précédent livre l’auteur nous écrit  une étrange autobiographie dans le désordre. Il se raconte à son psychiatre.  » Je ne pense que mon père m’ait violé, mais j’aimerai savoir »

Il a eu des parents peu ordinaires, déjantés, une famille totalement éclatée. Son père a été interné pour schizophrénie, mais était-il vraiment victime de cette maladie ? Échange de courriers, de mails et discussions autour de toutes les questions que se posent Mathieu sur ce père totalement fantaisiste. Le livre est rythmé par des extraits des écrits de ce dernier et ses échanges de courrier avec Jean Cayrol.

Quête étrange de l’auteur qui veut comprendre ce père, angoissé mais aimant, déphasé mais présent . Amour et rivalité s’opposent…L’écriture les rapproche.

Une histoire très intime, écrit avec passion et beaucoup de douceur. J’aime les histoires de famille que nous raconte cet auteur même s’il est comme un chercheur d’or, fouillant jusqu’à l’impudeur pour nous dire la vie et le quotidien.

Très beau récit que l’on lit très rapidement.

Autres titres…

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