coup de projecteur….

9782874230738_bb3ee7a2809073066268f86aa207b9e1[1]  Armel Job    Tu ne jugeras point    Mijade

 

 

 

Lorsque l’enfant disparait…

Madame Desandis est une femme ordinaire, pauvre mais digne, mère de 4 enfants. Elle vit dans un petit village de Belgique. Ce jour-là, celui de l’interrogatoire du juge, sa vie a basculé. Pourquoi a-t-elle laissée la poussette de son dernier-né à la porte du magasin? Elle n’en n’avait que pour quelques minutes….Mais David, treize mois, n’est plus dans sa poussette quand elle sort.

Larmes, désespoir, enquête, reconstitutions, témoignages font la trame de ce roman qui analyse tous les faits et gestes de cette mère admirable ou coupable selon les avis. Ce petit David personne ne l’a beaucoup vu, il n’y a pas de photo de lui en plus. Le juge se pose beaucoup de questions. Pourquoi cette femme a-t-elle un itinéraire si minutée? Elle ne peut qu’être coupable…Valse des personnages, rumeurs, Armel Job dissèque l’âme humaine avec ironie et tendresse.

L’atmosphère de ce petit village secoué par un drame impensable vous hantera longtemps après avoir fermé ce livre. L’auteur se joue de nous jusqu’à la fin…. Des figures marquantes, des personnages attachants, des vérités et des mensonges tissent un roman (policier?) envoûtant et marquant.

 

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    MICHELE LESBRE      CHEMINS   

    Sabine Wespieser éditeur

 

 

 

( photo Cultureboxe)

 

Michèle Lesbre on l’avait découvert en 2014 à la bibliothèque avec Écoute la pluie. Pas vraiment un coup de cœur, nous nous étions un peu perdus dans le rideau de pluie… Depuis nous avons rencontré l’auteur à Vineuil, et puis surtout nous avons découverts tous ces autres romans.

« Chemins « c’est son dernier livre, c’est aussi celui que prend l’auteur dans ses écrits, des chemins de traverses….Il y a  souvent un fil conducteur, un élément déclencheur, des absences non comblées ( celle du père ), la trace d’une guerre et ses stigmates dans ses livres. Comme une histoire qu’elle écrirait sans cesse…

Dans ce dernier roman ce sera  un livre lu par un homme élégant, étrangement assis sous un réverbère, qui sera l’élément faisant resurgir le passé. Ce livre elle l’avait vu dans le bureau de son père, ce souvenir l’incitera à faire un voyage, là elle tentera de se réapproprier ce père si peu connu.

Le long d’un canal, dans un train…. les rencontres se font réminiscences. On la suit dans cette quête, retrouvée une maison, on se plaît à rencontrer une gardienne de vaches, l’éclusier, à s’installer dans une péniche avec ces mariniers si étonnants….L’auteur interpelle, parle, partage. On est spectateur d’une mélancolie douce, ou le paysage et le gris du canal se font chant d’amour.

Que de chemins Michèle Lesbre a parcouru dans ses romans, que de rencontres elle nous a proposés, que l’histoire est douloureuse souvent.

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