Sanderling Anne Delaflotte Mehdevi

L’histoire commence dans le Grand Nord avec ses immenses étendues blanches. Landry y trouve un bécasseau sanderling, un formidable migrateur.
Landry est un paysan français. il était au Groenland avec des collègues. Il s’y est un peu attardé suite à un accident – volontaire. Rien ne l’obligeait à rentrer rapidement. Sa femme l’avait quitté, emmenant les enfants.
Et puis il faut bien rentrer, même en claudiquant., Retrouver ses bêtes, imaginer une autre façon d’être paysan après ce voyage. C’est son cousin qui l’accueille en lui parlant de ses nouveaux projets : faire du  bio.Ce qui n’est pas bien vu dans le coin.

C’est un petit village comme beaucoup. Avec ses personnages hauts en couleur. Son bistrot ,et Alice surtout, où l’on refait le monde.
Tout n’irait pas trop mal, s’il n’y avait ce nuage de cendres qui assombrit l’avenir. En Islande un volcan vient d’entrer en éruption, puis un autre. C’est l’exode pour tous ces gens de l’Europe du nord.
La vie devient  apocalytique. Tous les éléments se déchaînent les uns après les autres : chaleur, inondation, froid polaire…
Et la nature humaine n’est pas très belle dans ce cas…Il y en d’autres, heureusement, plus généreux.
Peu à peu on ne respire plus sans masque…Les jours ressemblent à la nuit.
Cette catastrophe naturelle exacerbe les sentiments.

Je me suis un peu engluée dans cette histoire. Un peu comme les personnages qui n’en peuvent plus…
Trop de cendres sans doute…Trop de noirceur aussi.
Le roman est prétexte à une belle réflexion sur l’évolution du monde paysan, de beaux dialogues mais un afflux de personnages rendent la lecture un peu ardue.
Le temps de ce roman Belligny est devenu le centre du monde pour nous lecteurs, L’auteur nous entraîne dans cette vision assez pessimiste. Et on est content de sortir de ce cauchemar, avec un zeste de tendresse pour les personnages.

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41vX1gvo6ZL._SL160_[1]  FUGUE :  » Madeleine s’enfuit de l’école le jour de la rentrée. Sa mère, folle d’angoisse, crie son nom le long de la rivière. L’enfant est saine et sauve, mais Clothilde y perd la voix. Sa voix du quotidien, sa voix de mère, de fille, d’amie et d’amante lui fait désormais défaut. »

 

Du chant, des parfums, des vieilles pierres, une belle et grande  maison, des  enfants, un chien, une amie…

Laissez-vous entraîner dans ce roman superbe et envoûtant. Un très beau portrait de femme.

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