Nouveautés romans

9782709642798-G[1]  L’atelier des miracles  – Valérie Tong Cuong –   JC Lattès

L’atelier des miracles ce sont 3 itinéraires croisés de cabossés de la vie. Millie, sauvée par miracle d’un incendie, fausse amnésique qui a une histoire douloureuse liée à son enfance. Monsieur Mike, un SDF, ancien militaire au caractère affirmé mais touchant et Mariette, prof à la dérive, humiliée par un mari politicien et  ambitieux.  Trois destins qui se brisent un peu plus suite à un accident de la vie. On entre dans ce livre tout de suite, chaque court chapitre présentant un personnage.

Au moment où ces personnes s’enfoncent un peu plus un homme providentiel leur tend la main. Jean qui paraît-il fait des miracles. Il s’occupe d’une association l’ atelier et se propose d’aider les personnes vulnérables.

« C’était un atelier d’horlogerie, a-t-il souri. Remettre les pendules à l’heure, réparer la mécanique humaine : c’est peut-être un peu notre spécialité, non? »

Est-ce un ange cet homme ou toute l’histoires est-elle basée sur un mensonge? Vous découvrirez peu à peu Jean, son parcours et comment tout cela fonctionne. C’est un roman que l’on ne lâche pas. Les descriptions sont précises, les personnages décrits avec beaucoup d’empathie, on suit leur vie, leur détresse et leur courage.

Un roman à découvrir d’urgence, pour l’écriture également.

51xI6b-mLWL._SL500_AA300_[1]  06H41  – Jean-Philippe Blondel –   Buchet Chastel

Prenez le train de 06H41 avec Cécile Duffaut ce lundi matin au départ de Troyes pour retourner à Paris où elle travaille. C’était un week-end habituel – et obligé -chez ses parents vieillisants. A Paris elle est chef d’entreprise, son mari l’attend, sa fille aussi.

Dans ce train monte Philippe Leduc. Ils se sont aimés à 20 ans pendant une bréve période. Il s’intalle à côté d’elle. Et c’est le départ pour un voyage intérieur. Chacun leur tour ils vont rembobiner leur histoire, une histoire qui s’est mal passée à cause de cette histoire d’amour ratée. Une heure et demie d’un voyage qui va leur sembler long. Ces souvenirs sont douloureux. Leduc était peu fréquentable finalement. Elle lui en veut. Il s’en veut….

Ils ne se parlent pas, ils « nous » racontent leur vie. C’est la petite musique de Jean-Philippe Blondel. A vous de voir si vous voulez voyager avec lui. Vous auriez tort de ne pas le faire même si j’attendais un peu plus de ce livre.

livre-decembre-m-a-cigue[1]     Décembre m’a ciguë   – Edith Azam –  P.O.L

P.O.L on commence à bien connaître dans la bibliothèque. On en a lu, beaucoup. On a aimé, découvert des auteurs, échangé, pas compris certains livres et discuté encore et encore…

Décembre m’a ciguë est un livre étrange, le titre nous l’annonce d’emblée. La 4 ième de couverture aussi

« X heures, Y minutes. Décembre neige dans mes os. Décembre neige et toi, Mamie, toi, tu… »

La narratrice attend. Elle voudrait tant ne pas attendre. Ce téléphone qui va sonner, cette mauvaise nouvelle qu’elle ne voudrait pas entendre… L’écriture est volontairement étrange, difficile de s’accrocher aux mots. Les phrases tapent, sans cesse. De temps en temps cela s’apaise un peu. Il y a des souvenirs heureux, des souvenirs avec -de- cette grand-mère qui est en train de mourir. Il fait froid, si froid. Et on le comprend.

Et ce téléphone qui sonne…Répondre?  Ne pas répondre? Le faire taire surtout. Car à un moment il dira ce que la narratrice refuse.

Les phrases sont coupées,  écrites dans le désordre, des mots ont disparus. On avance difficilement quelquefois. On a du mal à suivre cette histoire chaotique à cause de cette langue hachée. Et puis on attrape le fil, c’est doux d’un seul coup avant que l’angoisse nous soulève brutalement. La narratrice nous entraîne dans ses tourments, dans sa peur.

L’écriture se fait poétique, souvent. Ce sont mes moments préférés. On pense à Valérie Rouzeau quand elle rend hommage à son père dans le long poème de son recueil  « Pas revoir ».

Dans ce roman c’est plus difficle à suivre, les chapitres sont très courts mais il y a peu de respiration et les mots se pressent.

Ce roman est rythmé par une histoire de quelques lignes qui revient sans cesse. Celle du chevalier Bran qui fut capturé par les anglais lors de la bataille de Kerlouan, en Bretagne, et qui attend l’aide de sa mère pour le libérer. Histoire que lui racontait sa mamie. Nous l’aurons en entier à la fin de ce livre.

La fin….

Le téléphone a fini par sonner. Un livre de douleur et de colère. Comme la vie?

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