Guy Goffette

En 2004/2005 Lire en loir-et-Cher ciblait la littérature belge avec « escales Belges ». A cette occasion …nous avions découvert, et rencontré, Guy Goffette.

5168ZD32Q4L._SL500_AA300_[1]Un été autour du cou

« La Monette avait tout, savait tout : moi, rien. Elle m’ a pris sous son aile, m’a roulé dans ses draps puis dans la farine.

Puis foulé aux pieds,

puis jeté dehors.

J’avais douze ans à peine; elle, trente de plus. »

Dans ce roman, les 6 premiers chapitres racontent l’enfance de Simon, une enfance pas toujours tendre.

 » Pour l’heure, j’ai, pardon, Simon a onze ans, il attend la fin de la tempête paternelle, il pleure tant qu’il peut… »

Et puis il y aura la rencontre avec la Monette, celle qui se servira d’un gamin innocent comme d’un alibi. Lui qui voulait tant être aimé….sera la victime de cette femme-ogresse. L’histoire est dure, violente même. L’écriture est rapide et poétique.

                                                       Géronimo a mal au dos

41KnV3N1AIL._SL500_AA300_[1]Nous retrouvons Simon, le narrateur d’Un été autour du cou dans ce roman. Simon est adulte maintenant, longtemps absent il est revenu au pays pour le décès de son père. Un père rude qu’il craignait  et qui ne lui a pas beaucoup donné de tendresse. Les souvenirs affluent, les regrets aussi. Simon ne semble pas avoir changé malgré les années. Il jette un regard sans concession sur ce passé et aussi sur la « comédie » familiale qui se joue devant ses yeux, le temps d’une veillée funèbre.

C’est un retour à l’enfance, une plongée dans l’histoire de cette famille. Le père terrassier, dur à la tâche, radin, exigeant, la mère plus effacée, les grands-parents très présents, le collège, les bêtises, et l’oubli volontaire de cette famille avec un éloignement. Partir…Mais comme le dit l’auteur « Est-ce qu’on grandit jamais? » Pas sûr que l’on puisse s’affranchir de son enfance.

Guy Goffette est tendre avec une légère pointe d’ ironie dans ces lignes. Chaque chapitre se termine par un petit poème. On lit ce livre avec bonheur tant Simon est humain.

Après Un été autour du cou et une enfance lingère , Guy Goffette offre à son paternel mal aimé un tombeau plein de fleurs et de douceurs inattendues.( Télérama)

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