Nouveautés romans -rentrée littéraire 2011-

LE POLYGAME SOLITAIRE   Brady Udall   – albin michel-

Comment peut-on être polygame et solitaire ? Golden Richards est mormon, il a 4 femmes, 28 enfants, 3 maisons et aussi une maîtresse…Il fuit tout ce monde en acceptant un chantier éloigné. Il construit un bordel mais fait croire à sa famille que c’est une maison de retraite. Ce livre c’est une galerie de portraits :  Rusty un enfant difficile qui voudrait tellement être aimé, Trish la femme délaissée, Beverly qui dirige en tyran toute la famille. Il y a du rire et des larmes dans ce livre de 735 pages.

 » Pour le dire le plus simplement possible, c’est l’histoire d’un polygame qui a une liaison. Mais bien sûr, c’est beaucoup plus compliqué. La vie d’un polygame, même  dépourvue de mensonges, de secrets et d’infidélités est tout sauf simple. »

A découvrir aussi : Le destin miraculeux d’Edgar Mint

LES TROIS LUMIERES   Claire Keegan   – Sabine Wiespeser-

Une petite fille est conduite par son père dans une ferme dans un coin perdu de l’Irlande. Sa mère est de nouveau enceinte et débordée par une famille nombreuse., le père un peu indifférent. D’ailleurs il oubliera la valise de sa fille dans le coffre de la voiture. La petite fille devra apprivoiser ce nouveau lieu observant la nature,  participant aux travaux de la ferme et aux veillées. L’auteur nous fait découvrir cet univers par petites touches. Et on découvre avec émotion quel secret cache ce couple de fermiers taciturnes qui donnera beaucoup d’attention et d’affection à cette petite fille mutique. Un livre touchant.

VEUF      Jean-Louis Fournier     – Stock-

Un titre comme une gifle… Jean-Louis Fournier parle de sa femme, décédée avant l’hiver. Il dit « c’est bien triste. Cette année on n’ira pas faire les soldes ensemble. » Il commence dans l’humour mais dans ce court roman qui se lit très vite il y a les souvenirs, la peine, les mots des gens -trop souvent inutiles -, les catalogues de fleurs et les lettres des associations humanitaires qui arrivent pour sa femme et lui rappellent d’avoir du coeur. Elle qui en est morte justement de ce coeur qui s’est arrêté brutalement.
Il y a les objets qui racontent, le questionnaire des pompes funèbres pour noter le degré de satisfaction, le manque..
On ne pleure pas en lisant ce livre, on écoute juste la voix de J-L Fournier qui dans de courts chapitres nous parle de sa condition de veuf.

« Si je dis que je vais bien, ce n’est pas vrai; si je dis que je vais mal, ce n’est pas vrai non plus. Je vais. »

LE TIROIR A CHEVEUX    Emmanuelle Pagano      -P.O.L.-

Quatrième de couverture :

« Il ne fallait pas parler de ma voisine, même dans son dos. Il ne fallait pas lui parler non plus. Elle n’avait pas demandé la permission d’être enceinte. D’ailleurs, elle faisait plein de choses sans autorisation. Je crois qu’elle sautait par-dessus le portail, quand elle n’avait pas encore le droit d’avoir une clé. Moi non, mais je me cachais pour écrire, parce que je n’étais pas bien sûre que ce soit permis. »

C’est un livre qui ne laisse pas indifférent. C’est la vie difficile d’une jeune femme qui s’occupe de son fils « tout de travers ». Elle nous parle de sa  vie entre ses 2 enfants, de  son emploi de coiffeuse, de son père gendarme, de sa jeunesse. Ses parents, avec qui elle ne s’entend pas, veulent qu’elle place le petit Pierre. Un sujet très dur porté par une écriture digne et pudique.

Un autre livre de cet auteur  à la bibliothèque:  les adolescents troglodytes

LES OREILLES DE BUSTER      Maria Ernestam     -Gaïa-

« J’avais 7 ans quand j’ai décidé de tuer ma mère. Et dix-sept ans quand j’ai finalement mis mon projet à exécution »

C’est une femme de 56 ans qui raconte. On est en Suède, près d’une falaise balayée par les vents. Il y a la mer, les îles, la beauté du paysage, le vent et la pluie. Eva et son mari Sven. Eva tient son journal, elle  raconte, revient en arrière peu à peu pour nous faire comprendre qui était cette mère tyrannique et fantasque qui n’aimait pas sa fille et qu’un jour elle a décidé de tuer.

Eva fut peut-être traumatisée par sa mère mais sa cruauté est sans limite. Pas facile de se laisser porter par les étranges rituels d’Eva même si elle n’a pas eu une vie facile.

L’éditeur annonce : un délicieux mélange de candeur et de perversion.

UN AVENIR      Véronique Bizot     -Actes Sud-

« Une disparition annoncée, une grande maison vide, un robinet peut-être pas purgé, un rhume colossal, trois-cents kilomètres de doute, une tempête de neige… et de souvenirs plus ou moins fiables. Un avenir est une histoire de famille »

LA CONFUSION DES PEINES       Laurence Tardieu      -Stock-

Résumé éditeur :

La confusion des peines, c’est le livre d’une fille pour son père. La fille, la narratrice, prend appui sur le silence qui depuis dix ans a entouré la condamnation de son père et, dans le même temps, la mort de sa mère, pour tenter de retracer un cheminement : qui est cet homme, qu’enfant elle a aimé d’un amour fou, qui lui apparaissait tellement au dessus des autres, qui un jour s’est brutalement retrouvé condamné pour corruption, et qu’aujourd’hui elle ne sait plus rejoindre ? Comment comprendre, accepter, qu’un homme n’est pas un mais multiple, secret, contradictoire, faillible – humain.

L’ENFANT-RIEN         Nathalie Hug    -Calmann-lévy-

« Aussi loin que je me souvienne, je l’attendais assis, le menton sur les genoux, les bras autour des jambes et le dos appuyé contre la porte du placard »

Résumé éditeur : Petit garçon étrange, Adrien guette chaque semaine l’arrivée du père de sa demi-soeur, dans l’espoir de recueillir un regard, une parole ou un geste tendre. S’il rêve d’un papa, Adrien veut surtout percer le secret de sa naissance, secret qu’il croit enfermé dans une boîte rouge, cachée hors de sa portée. Le jour où sa mère se fait renverser par une voiture et se transforme en ‘tas-de-fraises-à-la-crème », la possibilité d’une vie différente s’ouvre à lui. Mais Adrien l’enfant-rien, peut-il vraiment trouver sa place dans une famille qui n’est pas la sienne?

Dans ce premier roman Nathalie Hug a imaginé un personnage naïf et inquiétant aux questionnements poignants.

RIEN NE S’OPPOSE A LA NUIT       Delphine de Vigan      -JC Lattès-

C’est l’histoire de Lucile la mère de l’auteur, décédée en 2008. Delphine de Vigan retrace l’histoire de cette mère en interrogeant les uns et les autres, retrouvant des photos. un long travail pour dire Lucile, troisième d’une fratrie de neuf enfants. Enfant solitaire et si belle dont les déchirures l’emmèneront loin dans le délire. Dans ce livre il y de l’amour et des larmes. Des drames et des petits bonheurs. Il y a la vie et ses secrets. C’est un livre bouleversant dont l’écho reste longtemps en nous.

DU DOMAINE DES MURMURES       Carole Martinez     -Gallimard-

« En 1187, le jour de son mariage, devant la noce scandalisée, la jeune Esclarmonde refuse de dire « oui » ; elle veut respecter son voeu de s’offrir à Dieu, contre la décision de son père, le chatelain régnant sur le domaine des murmures La jeune femme est emmurée dans une cellule attenante à la chapelle du château, avec pour seule ouverture sur le monde une fenestrelle pourvue de barreaux. Mais elle ne se doute pas de ce qui est entré avec elle dans sa tombe. »

CEUX DE MENGLAZEG        Hervé Jaouen    -Presses de la cité-

Présentation de l’éditeur :

1982, au hameau de Menglazeg, au coeur des montagnes Noires de Cornouaille. En rentrant du travail, Sylviane, dix-huit ans croit apercevoir sous les remous de l’Aulne en crue le toit d’une voiture où pourraient se trouver, noyés, sa mère, son petit frère et sa petite soeur. Réalité atroce ou illusion suscitée par des remords confus que le jeune fille ne peut ni ne veut formuler?
Au cours de la nuit, la réponse va peu à peu émerger du passé, jusqu’à la révélation d’un secret de famille stupéfiant.

ET TE VOICI PERMISE A TOUT HOMME      Eliette Abécassis    -Albin Michel-

Elle fut épouse. Elle est juive. Dans ce livre on découvre le pouvoir d’un homme, peut sympathique, qui refuse de donner le « guet » à sa femme pour lui permettre de divorcer religieusemnt. Mais Anna veut absolument divorcer pour refaire sa vie avec Sacha le photographe. La découverte d’une tradition bien étrange.

PARTIE COMMUNE      Camille Bordas       -Joëlle Losfeld-

C’est l’histoire d’une maison qui après avoir abrité trois générations d’une famille est à vendre. Elle ne contient plus que des objets épars et quelques photos. Cette maison va être transformée par Hector et sept comédiens en théâtre. C’est la maison qui raconte  la vie des personnages – et elle a de la mémoire- son inquiétude devant le projet, l’arrivée d’Isis au passé si lourd. …Car cette maison parle et elle en a des choses à dire. Un roman envoûtant. Comme la maison ?

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